"Nous faisons des photos pour essayer de comprendre la signification de nos vies "                         RALPH   HATTERSLEY

ce mois ci pas un appareil photographique mais son prolongement....

le projecteur de diapositives prestinox

LA MARQUE :

Marque Francaise de projecteurs de DIAPOSITIVES* très réputée et plus abordable que ses concurrents des années soixante et soixante dix.

 

Située à SEVRAN (dpt 93 Banlieue Nord de Paris) c’est d’abord la soçiété INOX qui produit les fameux projecteurs de diapositives « PRESTIGE ».puis à partir de 1960 la gamme de projecteurs s’étoffera jusquà offrir la technique de l’Auto Focus et les paniers circulaires . La soçiété sera liquidée en 1992 .

 

L'APPAREIL LUI MEME

coffre en bois, couvercle amovible fixé par 4 fermetures pas toujours fiables, un objectif à focale fixe de  85 mm ou 100 mm  ouverts à f 1.2 , un seul bouton de mise au point ( pas encore d'auto-focus ), une ventilation efficace mais bruyante, un pied avant central réglable en hauteur, télécommande filaire permettant de faire avancer ou avancer ces maudits paniers longitudinaux de 36 diapositives.

Ce modèle avait été précédé du 200 grand inspirateur de ce modèle sans nom...

 

C'était l'époque où les moins fortunés assoçiaient ce projecteur à un FOCA SPORT chargé en KODACHROME ( évidemment ) 24x36 aux couleurs inoubliables quoiqu'un peu oubliées, et les plus riches mitraillaient avec un EXACTA VAREX ou UN LEICA ( comme Oncle Paul et sa Peugeot décapotable !!).

 

Pour être complet il en fallait du matériel - et de la patience - pour faire marcher ce PRESTINOX; jugez plutôt : Dans les années soixante à quatre vingts, un photographe passionné faisait de la DIAPOSITIVE et disposait pour cela de tout un matériel dont le fameux écran.

Généralement de taille autour de 1,30 m et « perlé » pour les snobs ( soi disant une meilleure qualité de projection qu’un écran bêtement blanc ) il était dans un enrouleur qui lui-même était dans un étui métallique genre tube, le tout fixé par un trépied repliable. Il fallait donc d’abord  déplier le trépied pour disposer immédiatement d’un semblant d’équilibre. Ensuite on tirait une tige sur 2 mètres de hauteur,  faisait basculer dans le sens horizontal le tube contenant l’écran et quand tout était stabilisé (plusieurs tentatives étaient nécessaires ) on accrochait la boucle située sur le haut de l’écran à la tige que vous veniez de tirer : vous suivez ?

Ensuite on desserrait le frein en appuyant sur un bout de métal permettant de faire coulisser le fameux tube et on cherchait la bonne hauteur ainsi. Une fois terminée ( enfin presque ) l’action  il fallait, à minima, mettre l’écran à la perpendiculaire du projecteur ce qui s’avérait souvent problématique car l’ensemble tournait sans vergogne. Une fois stabilisé l’écran devait être mis à la bonne distance du projecteur qui, s’il n’était pas à zoom réglable ( quand même le haut de gamme)  obligeait à déplacer quelques meubles et bibelots. Une fois terminée une vérification finale s’imposait, car il n’était pas rare, qu’en cours de projection l’écran redescende brutalement dans un grand bruit, mettant à mal votre patience.

Et je ne vous parle ici que de l’écran, tant la table de projection, les paniers de diapositives et le projecteur pouvaient vous rendre nerveux !

 

DETAILS SUR LE PROJECTEUR DE DIAPOSITIVES PRESTINOX 1960

sources : E-Bay et https://dicoimpertinentphotographie.jimdo.com

LES ASSOCIES DIABOLIQUES DU PROJECTEUR DE DIAPOSITIVES PRESTINOX